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Interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann partie 4: l’administration et le système politique

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Interview inédite de RDW partie 4 :
l'administration et le système politique

18/10/2021

Une interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann datant du 30 avril 2021 par le média indépendant Radio L’Ombre, que nous remercions pour un choix de questions très pertinent, couvrant l’ensemble du projet politique de R. D.-W.

Cette interview est diffusée en plusieurs parties, question par question, de façon hebdomadaire selon les possibilités de Radio L’Ombre.

Quatrième sujet, l’administration et le système politique.

Un grand merci à Radio L’Ombre.

La rédaction

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Interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann partie 3: la société

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Interview inédite de RDW partie 3 : la société

05/10/2021

Une interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann datant du 30 avril 2021 par le média indépendant Radio L’Ombre, que nous remercions pour un choix de questions très pertinent, couvrant l’ensemble du projet politique de R. D.-W.

Cette interview est diffusée en plusieurs parties, question par question, de façon hebdomadaire selon les possibilités de Radio L’Ombre.

Troisième sujet, la société.

Un grand merci à Radio L’Ombre.

La rédaction

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Interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann partie 2: le travail

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Interview inédite de RDW partie 2 : le travail

22/09/2021

Une interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann datant du 30 avril 2021 par le média indépendant Radio L’Ombre, que nous remercions pour un choix de questions très pertinent, couvrant l’ensemble du projet politique de R. D.-W.

Cette interview est diffusée en plusieurs parties, question par question, de façon hebdomadaire selon les possibilités de Radio L’Ombre.

Deuxième sujet, le travail.

Un grand merci à Radio L’Ombre.

La rédaction

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Discours de Soljénitsyne du 8 juin 1978 à Harvard

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Discours de Soljénitsyne
prononcé le 8 juin 1978 à Harvard

18/09/2021

Nous sommes le 18 septembre 2021. Ce samedi nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir le discours d’Alexandre Soljenitsyne, célèbre dissident du régime soviétique, prononcé à Harvard le 8 juin 1978.

Exilé aux États-Unis, il surprend lors de ce discours par sa critique de la société occidentale, des paradigmes qui la fondent.

« Comment avons-nous pu en arriver là ? » est une question que de plus en plus de personnes se poseront, alors qu’elles se rendent compte des heures sombres que nous traversons aujourd’hui (tyrannie sanitaire inoculatrice, placements d’enfants inversés, constat général…).

On dira qu’il y a, certes, des responsables. Une oligarchie. Mais si cette oligarchie se trouve vaincue, quels principes nous guideront alors ? Serons-nous tentés par les mêmes principes qui nous ont menés dans le mur, plus ou moins à notre insu ? 

Commencerons-nous ainsi un nouveau cycle, sur quelque chose qui au début nous paraîtra noble et beau, mais voué inévitablement à l’échec ?

C’est donc dans l’esprit non pas d’une révolution (le recommencement d’un cycle) mais d’une évolution, que ce discours pourrait à notre sens apporter des éléments de réflexion, sur le plan, justement, de la philosophie et des valeurs qui animent une société. Pour cette raison, il nous paraît très actuel.

Le voici dans son intégralité:

<<  Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327e anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est  VERITAS. La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte en ami, non en adversaire.

Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejeté, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors…

 

La chute des « élites »

 

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance). Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.

 

Une société dépressive

 

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

 

 » Médiocrité spirituelle « 

 

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.

Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses devoirs.

D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal…

L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi…

 

Les médias fabriquent un   » esprit du temps « 

 

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (…) Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Etant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. (…) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux Etats-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes … peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. (…)

 

L’erreur matérialiste de la pensée moderne

 

Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de plus être au niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne prononcerai pas en faveur d’une telle alternative. (…) Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.

Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?

Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

 

L’Ouest, aussi matérialiste que l’Est

 

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.

Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXe siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXe siècle.

L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé ».  Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste…

Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.

 

 » Revoir à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines « 

 

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer de l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, 
notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. 
Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter : toujours plus haut. >>

 



Alexandre Soljénitsyne, Harvard, 8 juin 1978




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Interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann partie 1: l’économie

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Interview inédite de RDW partie 1 : l'économie

08/09/2021

Une interview inédite de Rémy Daillet-Wiedemann datant du 30 avril 2021 par le média indépendant Radio L’Ombre, que nous remercions pour un choix de questions très pertinent, couvrant l’ensemble du projet politique de R. D.-W.

Cette interview sera diffusée en plusieurs parties, question par question, de façon hebdomadaire selon les possibilités de Radio L’Ombre.

Premier sujet, l’économie.

Un grand merci à Radio L’Ombre.

La rédaction

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Prisonniers et inquiétés pour raisons politiques en France

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Liste non exhaustive de prisonniers et inquiétés pour raisons politiques en France

06/09/2021

Didier Raoult

Médecin - Chercheur - Virologue

Persécution médiatique et étatique (accusation de « gourou » ou de charlatanisme) pour avoir conclu à l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le cadre de l’épidémie de Covid-19.

Son CV

Johan Livernette

Écrivain - Conférencier

Emprisonnement pour dénonciation du complot judeo-maçonnique, des dangers de la vaccination en général, etc. Son site

Louis Fouché

Médecin réanimateur

Licencié et persécuté pour ses positions sur la politique sanitaire, pour sa création du collectif Réinfo Covid, et parce qu’il dit qu’il existe une alternative désirable aux modes de société qu’imposent la politique sanitaire. Réinfo Covid

Stan Maillaud

Ex-gendarme

Emprisonnement pour avoir enquêté sur la pédocriminalité en France, puis détention provisoire pour avoir offert des chocolats aux forces publiques en les sensibilisant au danger de l’injection expérimentale sensée prévenir le Covid-19. Sa chaîne Youtube

Luc Montagnier

Virologue

Prix nobel de médecine pour sa découverte du VIH en 1983. Attaqué car il dénonce les effets négatifs de l’injection expérimentale sensée prévenir le Covid-19. Critiqué pour ses positions en défaveur des vaccins en général, qui pour certains signifient qu’il serait victime d’une prétendue « maladie du nobel ».

L’article du site profession-gendarme à son sujet.

Vincent Fréville

Ex-militaire

Licenciement et persécutions administratives pour avoir appelé les forces publiques à refuser d’appliquer la politique sanitaire. Sa vidéo « Gendarmes, Policiers, Militaires, un des vôtres vous parle »

Denis Agret

Médecin

Censuré pour avoir dénoncé les effets négatifs et les décès liées à l’injection expérimentale sensée prévenir le Covid-19. Article détaillé sur AgoraTV

Hélène Lombard

Militante

Emprisonnée pour avoir dénoncé les placements abusifs d’enfants, les réseaux pédocriminels, la corruption et les dangers de la vaccination en général. Son site internet

Dieudonné M'Bala M'Bala

Humoriste

Persécutions de toute sorte, perquisition de bus de tournée, pour avoir fait et continué à faire des sketchs mettant en lumière l’influence néfaste d’une pseudo-élite sioniste en France, d’un humour bien tranché et sans concessions. Son site internet

Éric Loridan

Médecin - Chirurgien

Convoqué par l’ordre des médecins pour avoir dénoncé les tests PCR et le port du masque imposé aux enfants. Article du Média en 4-4-2

Jean-Bernard Fourtillan

Expert en pharmacologie

Emprisonné et psychiatrisé pour avoir dénoncé la création artificielle du Covid-19 et les dangers de l’injection expérimentale sensée prévenir le Covid-19, mais aussi parce qu’il a découvert une solution médicamenteuse guérissant la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, et la schizophrénie. A découvert en 1994 la valentonine, l’hormone du sommeil, à l’origine de sa solution médicamenteuse. 

Son fonds de dotation à but non-lucratif Fonds Josefa.

Lola Montemaggi

Maman

Emprisonnée pour avoir récupéré son enfant placé abusivement avec l’aide d’autres personnes et avoir fui en Suisse. Motif du placement de l’enfant : les opinions et les moeurs de sa mère.

Karine Trapp

Maman

Mère d’enfants placés abusivement. En grève de la faim.

Son site

Protagonistes de l'affaire MIA

-

Emprisonnés pour avoir aidé une maman à récupérer son enfant placé abusivement. Motif du placement de l’enfant : les opinions et les moeurs de sa mère.

Tous les français contestant le pass sanitaire et l'obligation à l'injection expérimentale

-

Le mouvement contestataire refusant l’obligation à l’injection expérimentale sensée prévenir le Sars-Cov-2, le pass sanitaire et les autres mesures liberticides est persécuté par l’État et les médias mainstream, accusé d’antivaxx, de complotiste ou autres qualificatifs tels qu’antisémite. Le nombre réel de manifestants est minimisé par les autorités et médias pour tenter de décrédibiliser le mouvement.

Tous les parents français victimes du placement abusif de leur enfant

-

Des enfants sont placés en France, pour motif de moeurs, d’opinion, ou de religion.

Si les parents parlent, les heures de visite de leurs enfant leurs sont retirées. Ils sont ridiculisés, persécutés, et la psychiatrie maquille leur tristesse et leur colère en folie irrationnelle.

Le rapport thématique « La Protection de l’Enfance » de 2009 émanant de la cour des comptes sous la présidence de feu M. Philippe SÉGUIN.

Le rapport NAVES CATHALA – IGAS IGSJ 2000 

Guide de la Protection Judiciaire de l’Enfant écrit par le juge HUYETTE

Une vidéo qui prouve que les victimes sont nombreuses

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Création de l’association Pour la Nouvelle France

Pour la

Nouvelle France

Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Création de l'association Pour la Nouvelle France

02/09/2021

Bienvenue à l’association loi 1901 Pour la Nouvelle France.

L’association est amenée à devenir le parti politique de Rémy Daillet-Wiedemann.

Nous nous constituerons en parti politique afin que notre action soit officiellement reconnue comme politique.

En effet nous portons un projet ayant trait à la façon de gouverner d’un État, selon des valeurs de bon sens et d’intérêt supérieur de la population qui nous le voyons en France disparaissent voire sont criminalisées.

Parce qu’on l’accuse ainsi de quelque chose de vertueux, quelque chose qui découle de ses opinions politiques, Rémy Daillet-Wiedemann n’est autre qu’un prisonnier politique. Sa défense demandera donc le non-lieu, et le parti politique Pour la Nouvelle France se constitue à l’initiative de R. D.-W., relayée par son avocat.

Ce projet n’est pas qu’un symbole, il a vocation à rassembler afin de diffuser le projet politique de R. D.-W. puis de mener certaines actions, avec fermeté – car des vies sont en jeu – , tout en étant respectueuses d’une morale supérieure, d’un devoir de faire le bien qui caractérise la France d’autrefois.

Nous vous invitons donc à vous approprier ce projet et à lancer vos propres initiatives (certains sont déjà actifs localement).

Vous pourrez nous contacter par e-mail en répondant à l’adresse d’où viendra le courrier automatique de confirmation d’inscription, par exemple pour nous faire remonter vos actions locales.

Nous vous souhaitons à tous d’amener cette nouvelle France chacun à votre échelle.

Pour la France,

La rédaction.