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Avec Rémy Daillet-Wiedemann

Les lettres de Rémy 2
Voeux de Noël et du nouvel an 2022

06/02/2022

Nous vous transmettons ici deux lettres de Rémy, la première qui date du 10 décembre 2021 avait déjà été diffusée par d’autres biais, la seconde est inédite et date du 26 décembre. Dans cette dernière lettre Rémy fait part de ses voeux pour la nouvelle année 2022.

Lettre du 10 décembre 2021 - Voeux de Noël

Retranscription:

10 décembre 2021

Chers amis,

En cet avant, je veux vous adresser si possible dans les temps mes meilleurs vœux pour cette grande fête qu’est la nativité, que le monde dévoie autant que possible mais qui est le grand signe de joie et d’espérance, qui est aussi le contre-poison à ce que nous vivons tous, cette judiciarisation, et plus largement cette domestication de tout par la norme, la loi, la raison calculatrice. C’est en somme contre ce danger, qui est celui décrit par Orwell et Kafka, ou Maleston Lowrie, scénariste et ami d’un vieil ami (tous deux hélas disparus) que Noël rappelle l’irrationalité du don du vivant, de la grâce, de la simplicité humble, de la gloire, de la joie, de la surprise dans un monde qui a peur et qui combat ses fantasmes par des textes, abaissant l’un après l’autre tous les aspects de la vie à une définition plus réduite et sous contrôle. On apprend, dans la perspective « nouvelle » (et qui est née avec le monde en fait) de la « cascade biologique », qu’en réintroduisant le loup dans une vallée (celle de Yellowstone), on rétablit des bois, des poissons dans de nouveaux étangs, et toutes sortes de choses qui surprennent l’homme moderne quand ses ancêtres le savaient il y a trois mille ans. Il faut réintroduire de la vie dans le parc mondial ; il faut restituer une cascade biologique et accepter l’incident isolé qui rétablit l’homme responsable dans une nature entière, plutôt que l’homme domestiqué par un contrôle total qui détruit de manière globale et produit par myriade les maux qu’il prétend combattre. Le simple fait de vendre ce que la nature nous donne était déjà, pour les antiques, le sujet d’une honte qui leur faisait monter des trippes la louange et le remerciement : il y avait là justice. Noël rétablit le code originel : le caractère gratuit du don. Ce don est aussi la quintessence car il est « Dieu parmi nous ». C’est sans tapage ni arrogance puisque c’est un petit enfant dans une mangeoire d’étable, à l’écart de la ville, et par une nuit froide. Et c’est masqué par le tapage commercial des gros marchands et le mépris du gros rieur (Noël est parfaitement caché, ces secrets sont dissimulés, y compris par les faux-prêtres et les auto-célébrants). C’est la seule véritable « normalité », puisque c’est l’équinoxe qui annonce la gestation annuelle de la nature cachée aux yeux des hommes (que nous soyons faits complices de Noël est une faveur inouïe, inexistante auparavant, réservée à quelques prêtres et rois) ; c’est grâce et gloire car la vie est ce qui est le plus puissant dans l’univers, qu’une pensée de Dieu modifie le chemin des étoiles, qu’un volcan déplace 20km3 de terre, lorsque la plus grosse bombe humaine n’en déplace que 0,5, peut être 0,8.
Je repense en ce moment au mot d’ultra-droite, dont on m’accuse. C’est assez formidable car on aurait pu m’accuser d’être ultra-tordu, ce qui m’eut peiné. Si l’on y songe, Dieu s’incarnant en ce petit enfant au cœur d’Israël, venant du fin fond de l’univers pour tomber au lieu le plus humble de la terre, effectue lui aussi une extraordinaire ultra droite à travers le temps et l’espace. Il fait aussi ce chemin lorsqu’il s’en vient dans l’Eucharistie (dont je suis privé avec le « covid » comme tous les autres, comme quoi ils savent, eux, le sens de ce qui importe ; vous avez la télé, pas de problème pour ça, mais une ostie…) et il le fait là aussi en un instant fulgurant, lors de la transsubstantiation, l’opération qui nous change, qui nous détoxifie, nous vivifie en un mot !

Je vous souhaite donc à tous un grand saint Noël, même si vous êtes comme moi petit vulgaire et bas, douloureux, sot et pauvre ; ou orgueilleux, riche et libre, beau, drôle, intelligent et célèbre, peu importe. Devant ce bambin, il y a ceux qui s’agenouillent, qui devant leurs propres bébés s’extasient déjà, et qui sont de cette espèce humaine, celle que Dieu préfère ; et ceux qui ne voient rien, qui ne s’émerveillent pas, et qui sont en grande inquiétude ; littéralement, étymologiquement en effroi (hors de la voie). Votre pensée façonne ce monde. N’aillez pas peur. Le bébé de la mangeoire ne vous laissera pas périr, vous ne mourrez pas par millions, même si les inquiétudes médiatiques veulent vous le faire croire. En prison, on vous donne beaucoup à manger. À chaque repas, je suis obligé de freiner le surveillant, ou l’auxi (~liaire) qui remplit l’assiette. Mais presque à chaque fois, l’homme est surpris: « T’es au régime ou quoi ? », « c’est tout pas plus ? ». En fait, je me nourris parfaitement avec deux bouchées par repas. Ma musculature et mes tissus sont normalement développés. Comment cela se peut-il ? En réalité plus on mange, moins on assimile proportionnellement. Le 1er gramme est assimilé à environ 100 %, le 2000ème n’est assimilé qu’à =~ 1 % (je schématise). La capacité décroit et cela de manière systémique : les très gros mangeurs rejettent plus. Bien sûr, on assimile mieux les aliments sains, mais au bout de 2kg d’un aliment sain, l’assimilation diminue. Plus on mange donc, moins le corps est efficace dans ce travail ; moins on mange, sans bien-sûr être en situation de carence, plus l’organisme emploie judicieusement chaque fraction d’aliment. Il y a évidemment beaucoup d’autres facteurs. Mais vous voyez certainement ce que je veux dire. Avec deux bouchées, je suis parfaitement nourri et ne rejette pratiquement rien. Mon esprit est lucide, je ne sombre pas. Il faut juste bien choisir ces quelques bouchées. Et bien, la société fonctionne de la même manière. Plus on la nourrit d’interdits et d’obligations, moins elle les assimile. C’est pourquoi Orwell associe le totalitarisme à l’hyper-bureaucratisation. Et, chose intéressante, plus il y a de contrôle, plus il y a besoin de contrôle, de même que la satiété du goinfre entraîne sa fringale. Tout cela est naturel, quoi que dévoyé de l’équilibre naturel. Ils n’atteindront jamais le point de contrôle, c’est comme ça. Avec 300 prisons de plus, le problème sera pis. Je peux déjà vous dire que le besoin en hôpitaux psychiatrique va exploser (n’investissez pas là, car la dépopulation menace), les hurlements que poussent les détenus y font penser. Désobjectivons cette société hyper-rationnelle, aimons l’énergie naturelle, acceptons les colères, elles valent mieux que l’obsession du contrôle, qui n’est jamais qu’un orgueil et l’assurance sur la mort. La France renaîtra !

Rémy

Lettre du 26 décembre 2021 - Voeux pour la nouvelle année 2022

Retranscription:

 

26 décembre 2021

Chers amis,

Après mes vœux de noël, je veux à présent vous en faire pour la nouvelle année, que vous recevrez je l’espère.

Qu’elle vous soit, à chacun et à tous ensemble, une année de grands progrès et de grandes amitiés. L’Histoire de notre pays va reprendre sa route. Nous en sentons les prémisses spirituels dans cette nuit d’encre où le sens est complètement perdu. Plus profond l’abîme, plus grandes les grâces données. Soyez dans votre espérance très déraisonnables, le la limitez pas aux horizons bouchés, il faut vouloir cent pour obtenir dix. Dans un monde sans repère, créez-en, ou rappelez les anciens que tout le monde a oubliés. Les désertions, les interdits et les obligations dites ou non-dites laissent la place vacante à votre pensée. Il n’y a plus de pensée dans ce monde-ci, il n’y a que des automatismes. S’il n’y a plus de pensée, il n’y a plus ni libre arbitre, ni responsabilité. La norme ne fait pas des responsabilités, mais des robots. Il faut bien sûr des normes mais il ne faut pas que ça. La différence entre les hommes robots et les hommes responsables, c’est le discernement et le discernement consiste à choisir. Choisir implique une prise de risque car l’erreur est possible et l’imperfection certaine. Cependant quiconque mène sa vie selon ce que la norme attend de lui perpétuellement ne vit pas sa vie et n’accomplit pas le devoir que lui fait le don de la vie. On éduque pas ses enfants selon un ensemble de normes. L’essence de la vie n’est pas une norme, elle est un miracle et le miracle ne se normalise pas. Tout exploit, un exploit sportif, un sauvetage, un acte d’héroïsme, une adoption, une victoire sur une maladie, la création d’une œuvre, une réussite professionnelle véritable (et les médailles ne marquent pas des réussites, aujourd’hui elles consacrent plutôt les ratages) sont toujours une prise de risque(s).

Et puis, face aux difficultés, tenez-bon. Comment faire ? D’abord, songez que tout ce que vous endurez, si vous le consacrez, vous sera rendu au centuple (reprenez les Béatitudes).

Par ailleurs, cela sert aujourd’hui d’une manière que l’on ne soupçonne jamais. Pour y parvenir, ne restez pas à rien faire. Pour ne pas perdre le moral : lire, écrire, prier, voilà ma recette. Il ne faut pas être intelligent au point de douter, il faut l’être beaucoup plus. Ce que vous vivez n’est qu’une toute petite parenthèse. Ce que vous voulez arrive inéluctablement, si c’est bon. Énée fuit Troie en flammes et fonde Lavinium. Il engendre Albe La-Longue puis Rome. Ne restez pas à brûler dans les flammes de la désespérance d’une fin de monde et d’idées fausses. Recréez hors de ce feu qui pétrifie. Sur la vieille strate géologique qui semble peser de tout son poids, semez la vie qui dominera au dessus d’elle. Votre première immunité, c’est celle de l’Esprit, il repoussera tous les empoisonnements, de même que l’injure ne détruit pas la noblesse de cœur.

Bonne année 2022 ! Restez en éveil et soyez bons car sans amour, rien ne vaut. Aucun travail, aucune œuvre, aucune responsabilité ne franchit le seuil de la vie sans amour. Voyez ce que vous emporterez au ciel, les mains vides, vous n’emporterez que ce que vous aurez donné. Le don est la première vocation de l’homme.

 

À bientôt !       Rémy

 

PS : j’aimerais beaucoup que les uns et les autres m’envoient leur livre préféré. Je peux s’ils le veulent le leur rendre s’ils me laissent une enveloppe timbrée, ou alors ce sera lorsqu’on se verra à ma sortie. Par ailleurs, j’ai assez de stylos et de papier pour un moment, ainsi que crayons, gommes etc. En revanche, je manque de livres et sans lecture, c’est vraiment difficile. Merci de mettre le nom dans le livre si on veut le récupérer. Évitez les livres de philo, les essais, les livres de développement personnel, je crois ne pas les désirer et je crois avoir lu tout le nécessaire.

4 réflexions au sujet de « Les lettres de Rémy 2 – Voeux de Noël et du nouvel an 2022 »

  1. Mes salutations,

    Je souhaiterais obtenir le numéro écrou et l’adresse du centre carcéral de notre Cher Monsieur Daillet Wiedemann afin de répondre au mieux à son besoin de lecture.

    Mes respects au peu de personne continuant à maintenir ce site en fonctionnement,

  2. Je soutiens Rémy de toute mon Âme.
    C’est une personne extraordinaire qui aura dans les prochains temps un rôle hors du commun à jouer, s’il croit en lui et que la Sainte Vierge l’aide dans sa mission

  3. bonjour, comme je suis contente d’avoir enfin des nouvelles, en direct, de Monsieur Rémy Daillet Wiedemann ! comment va-t-il ? sa santé ? comment va sa famille, ses enfants ? j’espère qu’il sortira bientôt.

  4. Bon courage remi vivement que tout cela soie fini
    . amitiés

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